L'ultra loose mondiale

Tout s’est dĂ©chaĂ®nĂ© Ă  partir de fin 2006. C’est très long, mais plus de 2 ans de lose ininterrompue, c’est pas simple Ă  rĂ©sumer en quelques lignes. Mais je vous garantie du 100% pur lose, la crĂ©me de la lose.

Le 25 dĂ©cembre 2006, mon amie me quitte sans prĂ©venir, emportant notre fille de 2 ans avec elle. Je suis en dĂ©pression dite « latente », j’avais Ă©tĂ© licenciĂ© Ă©conomique 6 mois auparavant. Je me retrouve seul dans une grande maison Ă  la campagne, isolĂ© de tout, et baignant dans les souvenirs et les jouets de ma fille que je ne pouvais plus voir. Mais ce n’Ă©tait que le dĂ©but. J’apprends rapidement qu’en dĂ©pit de son insistance Ă  le nier, mon amie me trompait depuis dĂ©jĂ  plusieurs mois, utilisant mes parents pour garder notre fille et prĂ©textant que j’Ă©tais d’accord. Et elle ne me trompait pas avec n’importe qui s’il vous plaĂ®t… Une personne de mon entourage avec laquelle nous nous faisions la bise très rĂ©gulièrement, et qui de plus Ă©tait savamment « protĂ©gĂ©e » par mes « amis » et nouveaux collègues de travail dans la musique. Ces « amis » me mentaient, me traitaient ironiquement de parano lorsque j’Ă©voquais mes doutes. Il aura fallut que j’aille devant chez cette personne plusieurs nuits de suite pour constater que je n’Ă©tais pas parano du tout. La dessus, je vide une bouteille de whisky et je pète un boulon. J’ai envie de le tuer ! Alors je dĂ©fonce sa porte, bien dĂ©cidĂ© Ă  lui donner la correction qu’il mĂ©rite, lâche et hypocrite qu’il fut durant des mois, mais je suis tellement bourrĂ© que je me trompe de porte et que je dĂ©fonce celle du voisin. Je m’engage Ă  rĂ©parer les dĂ©gâts.

Rapidement, je m’aperçois que je suis contraint de renoncer Ă  tout mon entourage. Mon ex-amie se servant de cet entourage pour m’espionner dans le cadre de la procĂ©dure qu’elle a engagĂ©e pour me retirer tout droit de visite de ma fille. Durant les 4 mois qui ont suivi son dĂ©part, je ne pouvais pas voir ma fille. Mais rapidement, sa mère m’a demandĂ© de la lui garder quelques fois, usant de son grand talent de comĂ©dienne pour jouer la victime au bord du gouffre (alors qu’Ă  cette Ă©poque, en pleine dĂ©pression, moi, je dansais la java en tutu, bien entendu). Elle a perdu en justice, Ă©tant donnĂ© l’incohĂ©rence qui la caractĂ©rise (et qui m’a rendu dingue durant les 5 annĂ©es de notre vie commune). Enfin une bonne nouvelle, je me dis que la lose est en train de partir. Je passe des moments extras avec ma fille, alors âgĂ©e de 3 ans, très perturbĂ©e par le violent changement que lui a imposĂ© sa maman et la vie dissolue qu’elle lui fait mener (la faisant garder le plus souvent possible par diverses personnes pour rejoindre son prince charmant).

Je passe ainsi l’annĂ©e 2007 sans ressources, sans chauffage l’hiver, sans voir personne Ă  part ma fille, mon buraliste, mon avocat et ma psy. Mais j’accepte sans mal et me dit que ça va aller mieux. Je m’investis Ă  fond pour ma fille.

Fin 2007, je me ressaisi et j’accepte un travail bien en dessous de mes qualifications, mais de nuit. Je me sens bien mieux, et en fĂ©vrier 2008 je dĂ©cide de tenter l’aventure des rencontres par internet. Au bout de 15 jours j’ai foule de contacts et propositions, dont des propositions Ă©tonnantes, et je rencontre rapidement 3 jeunes femmes. Et lĂ  bingo, je « choisis » la pire d’entre toutes. Une copie conforme de mon ex, mais la classe mondiale de la femme fatale. Impossible de rĂ©sister Ă  son pouvoir d’attraction, elle m’a attirĂ© comme un aimant, malgrĂ© mes rĂ©ticences, mon refus de m’ouvrir si tĂ´t Ă  une autre femme. Tout a commencĂ© par 1 mois 1/2 d’Ă©changes sur internet. Et quand je l’ai vue la première fois, j’Ă©tais dĂ©jĂ  foutu : une brune divine au regard profond, une « bombe » comme diraient certains. Notre première soirĂ©e est fabuleuse, joyeuse et animĂ©e, je suis complètement sous le charme. En repartant, ma moto tombe en panne, je la pousse pendant 3h, il fait froid, je me sens tout Ă  coup bien con après cette flamboyante soirĂ©e. Rapidement, malgrĂ© ma volontĂ© farouche de ne pas cĂ©der, je tombe amoureux, j’en avais tellement besoin… Et Ă©videment, amoureux, on est encore plus con que d’habitude. Et la pure lose revient Ă  pas de gĂ©ants…

Cette jeune femme se dit dĂ©pressive, et mĂŞme suicidaire. GĂ©nĂ©reux de nature, touchĂ© par la dĂ©tresse des autres, soucieux de lui apporter le rĂ©confort que personne ne m’a apportĂ© durant l’annĂ©e 2007, pas mĂ©fiant pour un rond, soyons honnĂŞte – carrĂ©ment naĂŻf -, je dĂ©cide de m’occuper d’elle, de lui prĂ©parer des bons petits plats, de la faire sortir au théâtre, au cinĂ©ma, en concert, etc… Elle me comble de sourires dĂ©vastateurs qui hantent encore mes nuits… Mais en mĂŞme temps, je m’aperçois rapidement qu’elle a des attitudes Ă©tranges, me rappelant mon ex. Des choses qui ne collent pas du tout entre ce qu’elle dit et ce qu’elle fait. Madame est une vĂ©ritable usine Ă  paradoxes. Je prend peur et je me rend compte que je me suis surestimĂ©, que je suis encore bien trop fragile. Ce qu’elle veut, c’est simplement coucher avec moi puis me jeter illico, afin d’Ă©tendre son tableau de chasse qui peinerait Ă  tenir sur un bottin de grande ville. Et sans se protĂ©ger s’il vous plaĂ®t. On est aux antipodes de nos conversations du dĂ©but, ou elle me disait vouloir ĂŞtre mon amie, et patati et patata… Après quelques soirĂ©es ensemble, elle commence Ă  rentrer dans le vif du sujet, Ă  m’inviter Ă  ne pas avoir peur, Ă  m’ouvrir… Elle me saute dessus, mais je suis tĂ©tanisĂ© de peur. Je ne dors pas de la nuit.

Peu après, commence alors une semaine de lose totale et ininterrompue, un festival de lose. Un matin, chez elle, en me levant, alors qu’elle Ă©tait parti au travail en me couvrant au prĂ©alable de doux baisers, je m’aperçoit qu’on m’a volĂ© ma moto, mon seul moyen de locomotion et que je venais de retaper Ă  neuf. Je vais dĂ©poser plainte, et je vais chez mes parents Ă  pied (4h de marche tout de mĂŞme, mais ma maison Ă©tant Ă  60km, je me voyais mal y aller Ă  pied).

Je rentre, et lĂ , l’un de mes chats, que j’aimais Ă  la folie, est tombĂ© gravement malade pendant la nuit et meure le lendemain après-midi en clinique vĂ©tĂ©rinaire. Je suis anĂ©anti. Dans le mĂŞme temps, je dois par dĂ©cision de justice quitter et dĂ©mĂ©nager ma maison sur le champ. J’emmĂ©nage donc Ă  la hâte chez mes parents. Je passe d’une grande maison très calme de 150m2 avec 1000m2 de terrain Ă  une chambre vĂ©tuste de 15m2 relativement bruyante. LĂ , je commence Ă  bien sentir que la lose me rappelle fortement Ă  l’ordre. J’enterre mon chat et je me dis que je vais chercher un peu de rĂ©confort auprès de ma nouvelle amie…

Mais pour conclure cette semaine, elle me plaque brutalement en pleine soirĂ©e, après m’avoir couvert de tendres caresses et de mots doux pendant que je cuisinais… Nous devions passer le week-end ensemble, après une semaine adorable et pleine de rires enchantĂ©s. Mes papiers, mes clefs, quelques affaires et la voiture qu’on m’avait prĂŞtĂ© et que je devais rentre tĂ´t le lendemain matin Ă©taient chez elle. Impossible de la joindre, elle m’a plantĂ© en plein centre ville sans rien dire et a coupĂ© son tĂ©lĂ©phone. Après un taxi et 3 heures de tentatives diverses pour la joindre, vers 3h30 du matin, je dĂ©monte le cadre de la porte en carton pâte de son immeuble pour tenter de rĂ©cupĂ©rer mes affaires. Je suis Ă  bout de nerfs. Elle finit par m’ouvrir, impassible, livide mĂŞme. De mon cĂ´tĂ©, un tantinet furieux, je vocifère quelques joyeusetĂ©s d’Ă -propos, je prend mes affaires et rentre chez moi. Elle ne semble guère impressionnĂ©e par ma furie. Le lendemain, je lui propose bien Ă©videment de rĂ©parer les dĂ©gâts, ce qu’elle refuse, me disant qu’elle comprend tout Ă  fait mon attitude, qu’elle s’est mal comportĂ©. Mais un peu plus tard, par mail, elle me dit qu’il vaut mieux qu’on ne se revoit jamais, qu’elle ne veut pas de sentiments. Je retombe en dĂ©pression sĂ©vère, et je perds mon boulot. Je me dis que la chance que j’ai eu durant mes 13 annĂ©es de mariage auparavant n’Ă©tait plus qu’un vieux et lointain souvenir.

4 mois plus tard, je suis convoquĂ© en garde Ă  vue Ă  la gendarmerie. En fait, elle a portĂ© plainte. Je reconnais les faits, et j’explique le pourquoi de mon geste (sa porte), et mon dĂ©sarroi. Parallèlement, plusieurs autres affaires judiciaires se succèdent de la part de la mère de ma fille, mais ça commence Ă  se calmer.

Je ne sors plus de chez moi, je me dis que chacune de mes actions ou des mes rencontres ne feront qu’empirer la lose. Je me concentre sur ma psychothĂ©rapie et une reprise d’activitĂ© grâce Ă  une sociĂ©tĂ© de conseil. Nous montons un dossier et je commence Ă  monter mon affaire (un studio d’enregistrement musical), et a enregistrer des groupes et mon propre projet.

Mais très rapidement, dĂ©but octobre 2008, la police dĂ©barque chez moi, saisit mes ordinateurs et m’emmène en garde Ă  vue. Mon affaire est stoppĂ©e net, parce-que dĂ©but 2008, un juriste d’un cĂ©lèbre forum internet m’a signalĂ© pour avoir tenu des propos inquiĂ©tants. Ce forum me servait Ă  Ă©vacuer, Ă  Ă©crire, comme me l’avait conseillĂ© ma psy de l’Ă©poque. J’y Ă©crivais donc des textes travaillĂ©s au prĂ©alable, mais rĂ©solument d’humour noir et provocateurs. J’y expulsais mes angoisses, mes craintes, mes peurs, tout cela tournĂ© Ă  la dĂ©rision, en faisant parler des personnages cĂ©lèbres que je rendais odieux et très politiquement incorrects. Je me suis rapidement fait beaucoup d’amis virtuels sur ce site (Fans de Desproges tout comme moi, et Ă©galement depressifs pour certains), et mĂŞme une « amo
ureuse », habitant l’Ă©tranger mais prĂŞte Ă  venir me rejoindre. J’ai pris peur.

Pour finir en beautĂ©, en dĂ©cembre 2008, je recroise la tĂ©nĂ©breuse brune sur MSN, et nous nous mettons Ă  chatter. Puis elle m’invite Ă  boire un verre dans son nouvel appartement. Con comme un manche, et surtout souffrant horriblement de ces deux annĂ©es de solitude, j’y courre, me disant qu’elle Ă  peut-ĂŞtre rĂ©flĂ©chi, qu’elle Ă  pris du plomb dans l’aile (pas que dans l’aile d’ailleurs…). Ce qu’elle me raconte sur MSN me porte Ă  le croire : « Je n’ai pas su ressentir l’intensitĂ© de tes sentiments, j’Ă©tais trop mal, ce n’Ă©tait pas le moment. C’est diffĂ©rent maintenant ». Faut croire que j’adore le flamby ! Nous passons une soirĂ©e charmante, elle me fait son mea-culpa dĂ©taillĂ© (« faut dire que je ne suis pas un modèle de vertu » – non, c’est sur -), je lui fais le mien, nous Ă©changeons quelques petits bisous, puis au bout quelques heures je pars, elle me prend tendrement dans ses bras et me dit « prend soin de toi ». En rentrant, je trouve un courrier m’annonçant que mes droits assĂ©dics sont terminĂ©s.

Quelques jours après, je suis convoquĂ© devant le procureur. Je risque 2 ans de prison et 30000€ d’amende pour sa porte, Ă  moins qu’elle ne retire sa plainte. Fort de notre nouvelle relation, je la contacte par sms (puisqu’elle dĂ©teste le tĂ©lĂ©phone) pour lui demander de la voir. Je spĂ©cifie que c’est urgent et important, sans toutefois donner davantage de prĂ©cisions. Elle me dit « ok, si je peux t’aider… demain 15h, c’est bon ? ». Parfait, je me dis que tout va s’arranger, bien que je n’y crois guère. Et le lendemain, a 12h, elle annule. « dĂ©solĂ©, je dois aller voir mon père Ă  l’hĂ´pital ». LĂ  je comprend qu’elle se paie ma tĂŞte une 2e fois. MalgrĂ© plusieurs sms sur 10 jours ou je prĂ©cise davantage la raison de l’urgence, elle reste muette, puis me rĂ©pond soudainement par « dĂ©solĂ© je n’arrive plus Ă  aider mon père, ni Ă  m’aider moi-mĂŞme. c’est la cata, etc… ». Je vais donc chez elle, je sonne, elle descend. Et lĂ , je me retrouve face Ă  une inconnue, pourtant la mĂŞme personne qui me serrait dans ses bras 3 semaines auparavant. Froide et totalement dĂ©tachĂ©e, sure d’elle, arrogante, pas le moins du monde l’air d’aller mal, elle m’annonce qu’elle ne retirera pas sa plainte, malgrĂ© les consĂ©quences que cela pourrait avoir sur mon combat pour la garde de ma fille. Je suis abbatu, dĂ©pitĂ©, je craque. Elle se contrefiche Ă©perdument de ma vie, affiche un dĂ©dain total. Elle ne veut pas d’argent, pas de dĂ©dommagement quel qu’il soit, mais elle veut absolument que je sois condamnĂ©, quelles qu’en soient les consĂ©quences. Elle me fait un mot Ă  transmettre au procureur expliquant cela. Mais elle refuse catĂ©goriquement de me donner la moindre explication. Bref, cette entrevue m’a instantanĂ©ment guĂ©ri d’elle, c’est dĂ©jĂ  ça. Mon psy dĂ©finit ce genre de personnes comme « toxiques », et je travaille Ă  comprendre pourquoi je suis irrĂ©mĂ©diablement attirĂ© par ce genre de personnes depuis quelques annĂ©es.

Aujourd’hui, je viens d’apprendre qu’une nouvelle procĂ©dure aurait Ă©tĂ© lancĂ©e par la mère de ma fille il y a peu, sans avoir eu la moindre prĂ©cision sur la nature de cette procĂ©dure… C’est l’agence immobiliĂ©re en charge de la vente de notre maison qui me l’a dit, en prĂ©cisant qu’elle avait sorti cela de manière tout Ă  fait incohĂ©rente lors de leur conversation. Il n’a donc pas relevĂ© sur le coup et demandĂ© davantage de prĂ©cisions. Je m’attend donc Ă  quelques semaines voire longs mois de lose intense.

Si un jour ça s’arrĂŞte, je crois que j’en ferais un livre ou un film.

La mégalose de megalose

Billets similaires

  • Une journĂ©e en angleterre … la loose quand tu te perds !
  • 2011 … c’est la loose !
  • La grande soirĂ©e de la loose par Charly et Lulu sur TF6
  • La loose depuis une semaine …
  • Je suis quand mĂŞme la reine de la loose…donc juste pour le fun
  • Maman solo, chĂ´mage en perspective, pneus crevĂ©s… la poisse


  • Cette entrĂ©e a Ă©tĂ© publiĂ©e dans Malchance de tous les jours, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

    6 réponses à L'ultra loose mondiale

    1. bregman dit :

      La scoumoune est un art majeur mais je vois qu’ici, elle est maĂ®trisĂ©e avec brio. quel talent !
      Courage ! ça ne peut pas durer Ă©ternellement. Le bonheur n’est plus très loin, car comme dit Lelouch, le bonheur… c’est quand les emmerdes se reposent !

    2. konohan dit :

      tu as une vie triste.Je ne peut rien faire…mais je peut juste te dire de te raccrocher au petit plaisir de la vie tel la musique;le cinĂ©ma etc…Un passe-temps qui te face oublier t’ai traca.Il ne faut pas oublier que la musique a un grand pouvoir sur les gens.(quand je dit musique ce n’est pas mĂ©tal ou hard-rock!!! Mais des musique de film ou du classique)
      bonne chance je suis de tout coeur avec vous…
      PS: ne faite pas attention au faute d’orthographe.

    3. Magli dit :

      C’est la vie ! c’est le jeu ! si cela peu te rassurer tu n’es pas un cas isolĂ©,souffrant aussi de mĂ©galose ton histoire m’a beaucoup reconfortĂ©e, lol ! happy face !

    4. Iskra dit :

      En effet ! Il faut en faire un film, mĂŞme pourquoi pas un scĂ©nario de court-mĂ©trage pour dĂ©marrer ? Hallucinant de tomber sur deux femmes aussi versatiles et torturĂ©es… Merci de ta sincĂ©ritĂ© !

    5. Fikmonskov dit :

      « quand je dit musique ce n’est pas mĂ©tal »
      Ben moi si, je dis que le mĂ©tal a autant de pouvoir que les autres musiques. Et peut-ĂŞtre mĂŞme un pouvoir apaisant supĂ©rieur Ă  toutes les autres musiques. Quand t’en a marre de ta vie, quand tout semble se liguer contre toi, un bon coup de Gojira Ă  fond, un peu de headbang, et la vie paraĂ®t plus belle.
      C’est vrai quoi, font chier ces prĂ©jugĂ©s merdiques…

    6. le plouc d'avignon dit :

      respect mon ami, t’as un mental terrible!!!

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    *

    Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>