Accueil » Malchance de tous les jours » Une bonne lose bien dense depuis un an

Avril 2008 : mon père meurt, alors que je suis enceinte de 5 mois de mon premier enfant.

Décembre 2008: la vie avec le père de mon fils est devenue insupportable (je réalise que Monsieur a voulu cet enfant en cadeau pour ses parents, pour qui je ne suis qu’un obstacle à la pleine possession de l’héritier). Je décide de le quitter en janvier. Je déménage fin mars, dans un appart deux fois plus petit (j’ai 10m2 à moi, pour que mon fils ait sa chambre). Entre temps, plus de nounou. Je trouve enfin une famille pour une garde partagée, qui hésite néanmoins à s’engager avec moi car je suis honnête, et dis que dès que j’ai une place en crèche, je fonce. Finalement, on conclut ensemble un contrat avec une nounou. Une semaine plus tard, l’autre famille m’appelle pour m’annoncer qu’ils viennent d’apprendre qu’ils ont une place en crèche pour tout de suite ! Donc je me fais planter (alors que je croyais que c’est moi qui allais les planter dans quelques mois), après deux semaines d’incertitude où l’autre mère me disait un jour « je vais accepter la place » et le lendemain « non, finalement, il est trop petit, on continue ensemble »… Durant toute cette période, j’ai décidé que la garde partagée aurait lieu chez moi (pas la peine d’habituer mon fils à un autre appart alors que tout cela va se terminer très vite). L’autre famille a jugé normal de se servir en eau, couche… sans me proposer la moindre contribution. Bref, je suis contente que cela se termine ! Mais je garde la nounou pour mon fils, et donc les frais sont doubles…

En même temps, je commence à flipper pour mon avenir sentimental (le passé est juste un champ de ruines, avec beaucoup de culpabilité, mais on fait avec). Je relance donc une relation déjà ancienne (un copain) qui m’a aidée pour le déménagement et dont mes amis alors présents m’ont dit qu’il était « fou amoureux de moi », que cela sautait aux yeux, patati… Je me dis, « allons-y, cela ne sera peut-être pas concluant, mais au moins je ne perds pas le contact avec la gens masculine et accessoirement avec ma vie de femme -mise entre parenthèses depuis un moment. » Très partant au téléphione, il vient passer la journée avec moi (mon fils était avec son père ce jour-là). On passe un très bon moment, on discute de tout et de rien mais surtout de relations amoureuses, de ce que l’on recherche… genre de sujets qu’on n’avait jamais vraiment abordé avant (on se connaît depuis 5 ans). On se quitte le soir, je récupère mon fils, et dans la soirée, je tombe sur un mail de cet homme, que je vous livre: « Pour aller plus loin que notre discussion, je viens de prendre conscience que je suis amoureux d’une femme (qui n’est pas femme-enfant) » Il faut dire que dans l’après-midi, il m’avait dit qu’il en avait marre des « femmes-enfants » qu’il avait connues jusque là. Mail très ambigu, qui me plonge rapidement dans une sorte d’euphorie (« la femme en question, c’est moi! »), confirmée par les avis d’amis à qui j’en parle ensuite. Je suis toute fière, et en effet, c’est la première fois qu’on me fait une déclaration d’amour avant tout début de relation concrète. Donc je l’appelle le lendemain, pour lui proposer de venir dîner à la maison un soir. Il accepte direct. On repasse un très bon moment, avec échanges de regards etc mais sans allusion au mail. Je me dis qu’il prend son temps, ce qui me convient très bien. Connerie suprême et fatale: je le relance une seconde fois par mail pour qu’on se voit le week-end suivant, et là il me répond qu’il va certainement passer le week-end avec « la personne dont il m’a parlé dans un mail »!!!! Je vous laisse imaginer le sentiment de honte et de ridicule qui m’envahit. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même (finalement, j’ai lu ce mail comme cela m’arrangeait) – mais je réalise aussi qu’il devait être conscient de l’ambiguité et que son attitude est légèrement tordue… donc, je suis totalement refroidie. J’ai passé quinze jours à me faire un film, à me projeter, à raconter aux autres ses attitudes pour les interpréter en fonction de cette première déclaration d’amour ! Mon ego passe la serpillière, à l’heure où j’écris.

Pendant ce temps, mes copines s’éclatent (des rencontres intéressantes, des mecs…) alors que je reste dans mon deux pièces en mère célib – et bien célib. Je crois que je ne vais plus rien tenter avant un moment, en espérant que la lose passe son chemin..

La bonne lose de viva

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